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Son influence réligieuse


L’un des objectifs majeurs de Cheikh Saad Bouh, était rappelons-le, de propager l’Islam dans sa zone geographique de predilection ; l’Ouest.


Aussi chargeait –il cette mission de propagation à ses representant tous eleves au rang de cheikh et sans aucune distinction de confrerie.


En effet il remettait toujours à ceux-ci le wird de leur choix. Et en les intronisant comme ses representants, le grand Maitre usait de Tamkin, procédé mystique exceptionnel qu'il est nécessaire d'illustrer en retrançant l'étendue de l'influence religieuse du Grand Cheikh.


En mauritanie


-Dans le trarza: l'influence du Grand Maitre , partielle chez les Loubeidat, Ehel Bou Hobeini, Tangounant Ould Houloud, Tachedbit et Ehel Barick Allah, était parcontre considerable chez les ntaaba et ehel Ag Dabiaye. En bordure du fleuve, dans le canton de Thiekane (residence Mederdra), il comptait plusieurs representants Haal Pulaar'en.
-Dans le Brakna: son influence ne s'etendait que chez les Id Ag Djemouella et Thagatt.
-Dand l'Adrar: c'etait seulement chez les Smassidesa qu'on trouvait ses reprentants.


-Dans le hod Sahel , les vallées de la Seguia et du Dra: ayant quitté ces regions tôt, Cheikh Saad Bouh y compte trés peu de representants mais son nom est vénéré chez tous les taleb Mokhtar. Certains de ses frères sont mêmes devenus ses disciples notamment : Cheikh Abderrakhmane dit Abdati, Cheikh Sdy Lamine et Cheikh Sidy El Khir.


Voyons les circonstances dans lesquelles certains de ses representants furent intronisés.


Cheikh Tourad Ould Cheikh Abbas Ould Cheikh Hadrame Ould Cheikh Mouhammad Fadel: son pere, Cheikh Abbas, était un disciple de Cheikh Ma El Aynine, au Maroc. Une discorde étant intervenue entre eux, il quitta son maitre pour s'installer dans le desert d'où Cheikh Saad Bouh envoya le chercher. Interrogé sur son comportememt, Cheikh Abbas expliqua à son oncle Cheikh Saad Bouh qu'il s'est volontairement isolé pour prier le Tres -Puissant de l'élever au même degré de pouvoir spirituel que Cheikh Ma El Aynine.
Dieu ayant déjà fait élever son frère au rang de qutb (pôle de l'époque). Cependant , ajouta-il il peut prier pour qu'un de ses proches ait cette distinction. Dieu exauca cette priere et le jeune Mouhammad Fadel devra en être gratifié.


C'est ainsi que ce dernier quitta le hod pour rester auprès du Grand Cheikh trois ans durant. Un jour il demanda à son maitre :"pourqoi pour ma Tarbiya (formation) ne me faites vous pas travailler comme la plus part des diciples; ma faible constitution en est peut-être la raison?"
"Non lui repondit celui-ci, car , c'est à partir du thé que je vais te donner mon enseignement . Il va faloir que tu te "Saoules" du Thé".
Peu de temps après cette "épreuve", Cheikh Saad Bouh l'appela et lui dit en prenant son chapelet :"les grains de ce chapelet symbolisent les saints et tu es leur temoin (tourad)".


Et depuis ce jour, Cheikh Mouhammad Fadel est ainsi surnommé Cheikh Tourad , qu'il ne faut pas confondre avec Tourad, fils de Cheikh Hadrame Ould Cheikh Mouhammad Fadel , sera le maitre du Grand Savant Boutilimitt Cheikh Sidy Mouhammad.


Il se révélera au monde musulman comme un poète, un érudit, un juriste exceptionnel dont l'oeuvre soufie est aujourd'hui recherchée par les initiés au soufisme.
Cheikh Tourad a été enterré au cimetière des "abattoirs" corniche Ouest de Dakar". Il rendit l'âme dans cette région peu de temps après son pelerinage à la MECQUE.


Cheikh Makhfouss Ould Cheikh Taleb Khiar Ould Cheikh Mouhammad Fadel: il est resté quatorze ans auprès du Grand Cheikh.


Après un Sejour au Mali et en Guinée ou il a contribué à la formation spirituelle de Samory, Cheikh Saad Bouh decida de le fixer au Sud du Senegal (Casamnce Gambie, Ginee Bissau) où les populations étaient profondément des animistes. Le khatim (sens caché dans l'utilisation des noms divins) que lui permit faire face a tous les esprits téléguides contre lui. Ainsi il parcourut vingt trois ans durant (de 1877 à 1900) toutes ces zones où il compte de nombreux disciples dont plusieurs rois locaux: Moussa Molo des firdou (Gambie), Thierno Diallo (Guinee Bissau), Moulaye DRAME(Marsassoum), Bourama Diatta(Tambacounda ).


Et parout sur son passage , il recommendait aux populations islamisées, la creation d'écoles et de mosqués ainsi que l'amélioration de l'agriculture, de l'elevage et du commerce. Après avoir fondé les villes de Darou Salam 1 et 2 et près de Sedhiou et Bamako, il mourut, en 1919, dans cette dernière ville où il avait soigneusement préparé quelques jours avant , son tombeau.


Cheikh Sidy El Khir Ould Cheikh Mouhammad Fadel
: très tôt, Cheikh Saad Bouh demanda au benjamin de la famille de Ould Mamin, homme de Dieu trés Bouillant, d'être son disciple. Il refusa, préférant faire sa Tarbiya auprès du tombeau de Cheikh Mouhammad Fadel. Un jour alors qu'il se trouvait a Ganguel (près de Matam), chez Cheikh Moussa Kamara, Cheikh Sidy El khir eut à discuter avec Cheikh Makhfous du délai au bout duquel les chameaux perdus d'une femme de la zone seraient retrouvés. Cheikh Makhfouss ayant pris le dessus par l'exactitude de ses previsions, il se ravisa sur les conseils de celui-ci, à faire sa tarbiya auprès du Grand Maitre . De retour au Hod , il entreprit le 16 juin 1909, le voyage avec dix compagmons sur Tal Khay Agnan, a 25 km au nord de Nimjat, où se trouvait alors Cheikh Saad Bouh, sollicitant la baraka par le biais d’une prose à 16 vers . Et le grand Maitre tint ces propos: " Depuis que tu as formule l'intention de venir aupres de moi, Dieu t'a inscrit parmi ses elus ainsi que dix de tes compagnons. Il vous est donc loisible de descendre de vos montures pour boire avec nous le lait de tarbiya ou de retourner dans le Hod". Ayant ainsi reçu l'enseignement de son grand frère, Cheikh Sidy El khir, devenu plus doux accepta de se marier.C'est pour cette raison qu'il dit a sa progeniture :"n'eut été Cheikh Saad Bouh, je me consacrerais exclusivement à Dieu et vous ne seriez pas de ce monde"

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Cheikh Mouhammad Ibn Tefi: dans le chapitre consacré à l'exode , il a été souligné que ce personnage était le plus grand détracteur et adversaire de Cheikh Saad Bouh. Lors de son pélérinage a la mecque il attendait avec d'autres pelerins l'arrivée de l'imam, pour prier .


Cheikh Ahmad Ben Maaly de la tribu de Thagatt: il habitait Maxtalajaar , près de Boutilimitt. Cheikh Saad Bouh l'appelait le maitre des Saints et c'est à lui qu'il avait remis les trois notes, il mettait en evidence la grandeur de ce nom (nom sublime de Dieu) et priait en substance Dieu de lui pardonner tous ses peches et de le remercier de la vertu dont il a gratifié ce "fils". Et quand plus tard Abdoul Aziz atteignit l'âge de la majorité, il partit trouver, chez lui, le vieux maitre des saints. Ce dernier , l'ayant reconnu intérieurement ( batin) lui remit le message et dit :"Ma mission accomplie, je peux disparaitre". Il rendit l'ame effectivement, peu de temps après.


Mouhammed Sakhnoune de la tribu des Ehel ag Dabiaye: il était attache a Cheikh Saad Bouh . Il était d'un degré de spiritualité tel que, lorsqu'il rendit l'ame, près de Tiguent, l'on n'avait pas cru à sa mort . En effet lors de sa toilette funèbre effecctuée par Cheikh Sidy Bouya Ould Cheikh Saad Bouh et et Sidy Bouya Ould Abderrahmane, il tendit a ceux-ci ses membres à chaque fois qu'ils finisaaient d'en laver un autre.


Cheikh Bachir Ould Mbarickde la tribu de Id Atjfara du Tarza :il était un éminent savant et secrétaire particulier de Cheikh Saad Bouh dont il était, en outre, le gendre. Il est l'auteur de Biwadi nassaibi, oeuvre grandiose dans laquelle il a été traité, d'une manière exhaustive, l'arbre génealogique du Prophète (PSL) jusqu'a son ancêtre Adnan et qu'il a achevé ainsi:"Si l'on vous demande qui est l'auteur de cette ouevre , dites que c'est l'oeuvre de Cheikh Saad Bouh."


Ce Grand savant s'est outre fait distinguer lors de son pélérinage à la mecque où il se rendit avec onze de ses "talibés". En effet, lorsqu'une panne importante fut décelée dans le bâteau qui devait les amener à djeddah, en Arabie Saoudite, les trechniciens européens , après avoir tout tenté vainement eurent recours à lui . Aussitôt qu'il interpella :"Ya Cheikh Saad Bouh" le bâteau mu par on ne sait quel phénomène , alors qu'il était au large du Maroc, debarqua à Djeddah.


Ahmed Ibn Hanbal de la tribu des Ntaaba : le grand Cheikh lui a été toujours reconnaissant pour le fait d'avoir trés tôt cru en lui. Il lui témoigna dans Inal fouwada ou en l'appelant "celui en qui l'on a confiance" a prié pour lui.


cheikh Amar Ould Maouloud (Ntaaba) : il était la cassette personnifiée tant il connaissait par cœur les poèmes du Grand Maitre, poèmes qu’il aimait chanter .C’est justement à lui qu’avait pensé Cheikh Saad Bouh lorsqu’un vendredi après la prière du Zikr, il s’était attardé chez Cheikh Ma El Aynine au Maroc, car les disciples de ce dernier, après la prière du Zohr, s’était mis à chanter ses louanges au point que Cheikh Saad Bouh en devint jaloux. Dans sa position meditative, il pensait à Cheikh Amar qui à cet instant , se trouvait auprès de son troupeau à Ziré, donrc à des milliers de kilometres du Maroc. Par le truchement d’un remarquable miracle , Cheikh Amar se trouva aussitôt auprès de son maître . Sa présence sera effectivement détectée par Cheikh Ma El Aynine qui , mystérieusement , entendit, en plus des poèmes qui lui étaient dédiés, d’autres langoureusement chantonnés . Aussitôt dit-il à l’endroit de ses disciples : « Cessez de chanter mes louanges et entonnez celles de mon père ici présent ».

 

Au Sénégal
L’influence de Cheikh Saad Bouh était également considérérable dans la plupart des provinces de ce pays ou il comptait de nombreux représentants.


-Fouta et Bakel : Cheikh Saad Bouh , en occupant les places laissées vides par les fils et successeurs de El Hadji Oumar, y a instauré particulièrement la Tidjaniya et parfois la khadrya et la Tidjaniya .
On comptait parmi ses principaux representants : Cheikhou Moussa Kamara dans le cercle de Bakel ; Cheikhou Boukhar Datt, Cheikh Laba, Siré Abbâs Sow, Cheikh Souleymane et Thierno Yérim Bâl dans le cercle de Saldé- Diorbivol ; et El Hadji Hamadou Abdoul Karim dans le cercle de Podor.

Cheikh Moussa Kamara (Ganguel près de Matam) : il était un très grand Moukhadam de la confrérie Tidjaniya. Doudou Seck dit « Bou El Moghdad » disait de lui que quiconque essaie de le comparer à un autre marabout, c’est comme s’il voulait mettre en paralelle un sabre fort tranchant et un canif. L’un des petits fils de El hadji Omar (fils d’Aguibou) qui était à Dinguiray (au Mali) disait également de Cheikh Moussa que leur grand-père (El hadji Omar ) ne lui était supérieur que parcequ’il était guerrier, la seule différence est que l’homme de Guanguel ne porte pas de sabre .
Cheikh Moussa Kamara était très intelligent et instruit et avait été l’auteur de plusieurs ouvrages dont l’un des plus célébres : " la vie d’El Hadji Omar" , a été traduite en français par le professeur Amar Samb de l'IFAN .C’est après avoir rencontré Cheikh Saad Bouh à Saint Louis qu’il s’est résolu à se rendre à Nimjat pour un Tarbiya d’un mois. Il sera ainsi à la fois Moukhadam Tidjaniya et Khadrya très influent. Une Ziarra annuelle est organisée dans son village de Ganguel où il est enterré depuis 1943 , à l’âge de 79 ans.

Cheikh Boukhar Dat de Néré : ce nom de famille signifie en pulaar « encre » () . Il le lui était atttribué du fait que toute sa réputation résidait dans sa plume avec laquelle il a fait plusieurs miracles. D’ailleurs il est parvenu, un jour, à soigner un fils de Cheikh Saad Bouh qui était gravement malade .
Ce qui lui a valu de la part du Grand Maitre une note dans laquelle il recommande aux gens de lui donner des hadiyas. Ses descendants résident pour la plupart à Saint –Louis où son fils Ibrahima , très attaché à Cheikh Saad Bouh, a formé la plupart des éminents maîtres coraniques de cette ville.


-Saint-Louis : Cheikh Saad Bouh y jouissait d’une grande considération . Ses principaux représentants y étaient : Cheikh Mbarick Diop, Cheikh Ndos , Cheikh Moustapha Guéye, Abrane Guéye et Cheikh Ahmadou Dieng .


Ce dernier , grand érudit , pensait qu’aucun homme ne lui était plus proche de Dieu . C’est pour cette raison qu’il s’était dit, en lisant un des écrits de Cheikh Saad Bouh dans lequel celui-ci dit qu’il est incomparable, que seul un maure sait tenir ces propos. Et il perdit aussiôt tout son savoir. Pour avoir des éclaircissements sur son état du reste très inquiétant , il partit à Dakar auprès de Youssouf Ba Amar Guèye. Ce dernier lui demanda d’aller voir Cheikh Ahmadou Bamba à Diourbel. Dés que Khadimou Rassoul vit Cheikh Ahmadou Dieng, il fit une prière en deux prosternations (rakkas) et lui dit « Tu as offensé Cheikh Saad Bouh ; vas sur tes pas le rejoindre à Nimjat ».


Sitôt que Cheikh Ahmadou Dieng se présenta à la ville sainte, le Grand maître fit de lui un berger en lui remettant une partie de ses troupeaux. Ce n’est qu’au bout de trois ans que Cheikh Saad Bouh l’appela et lui etreignit la tête sous son aiselle pendant quelques instants. Libéré, il tomba en transe. Lorsqu’il recouvra ses esprits, le Grand Cheikh lui demanda : « Qu’a- tu –vu ? »
« Le pidestral du thrône de Dieu)

C’est ainsi que Cheikh Ahmadou Dieng reçut l’enseignement du Grand Maître qui lui dit « je t’ai conféré un savoir inestimable que tu devras professer partout où tu iras. Mais sache effectivement , je suis incomparable » .
C’est en raison de cet état de faits que Cheikh Saad Bouh a dit « j’ai fait acceder à Dieu Cheikh Ahmadou Dieng qui guidait les autres saints vers la lumière divine ».


-Ndiambour : Cheikh Saad Bouh y était principalement représenté par Mademba Sylla à Louga, Cheikh Bolo à Ngouma , Cheikh Ahmadou Diop à Massar Diop « 1 » au Ndiambour puis à Ngouma ( Cayor) et Ndiouga Diagne à Ngadj ( près de Sakal).


Cheikh Bolo : il était un commerçant très riche et voyageait entre Saint-Louis et Ngouma Guéoul . Très pieux, il prête serment à Cheikh Saad Bouh qui lui dit un jour « Mon ancêtre Mouhammed (PSL) t’aime tellemnt quiconque t’aime ira au paradis. Seulement, étant donné que tu es très riche et que le Prophète (PSL) n’aime pas l’opulence, j’ai prié le Tout-Puissant afin que tu sois modérément riche ».


Pour l’amour qu’il avait pour le Prophète (PSL) et Cheikh Saad Bouh, Cheikh Bolo préféra se débarrasser de sa fortune.


Cheikh Ahmadou Diop : le Grand Cheikh l’avait autorisé à livrer aussi bien le Wird khadrya que le Wird Tidjaniya.
Il a dit de lui que Dieu et Mouhammed (PSL) aiment tous ceux qui aiment le sage Cheikh du village de Massar Diop « 1 » . C’est pourquoi Cheikh Saad Bouh a écrit que tous les membres qui composent son corps sont amoureux de Cheikh Ahmadou Diop . Il lui a en outre dit : « Le bonheur sera ton compagnon
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