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Sa litterature

Cette littérature étant essentiellement axée sur l’enseignement, il parait nécessaire d’en parler ici brièvement.
Considérée comme un trésor par ses descendants, cette littérature a été pendant très longtemps séquestrée par ceux-ci à telle enseigne qu’elle est connu de peu de gens . Ce n’est que pendant ces dernières années qu’elle a été partiellement portée à la connaissance du public. Les ouvrages du Grand Maitre ont été évalues ă 313 000 mais il a tenu, de son vivant, en a détruire une très grande partie, craignait que certains écrits ne mènent des lecteurs non-initiés au sacrilège. Ainsi, un récent inventaire a permis de récence 69 ouvrages dont une partie se trouve énumère en Annexe 3.
Des recherches entreprises sur la fréquences des écrits du Grand Maitre ont donne ces estimations ;
-3.312 vers par jour,
-828 khat (groupe de 5 à 12 vers) par semaine,
-1 hassid (périodique) par mois.
- et un ouvrage par an
En homme de lettres, Cheikh Saad Bou, à l’instar des soufis, loue, dans la plupart de ses écrits, Dieu et Son Envoyé, Mouhammad (PSL)
Ses écrits comprennent par ailleurs des écrits d’ordre historique, scientifiques, religieux et philosophiques. Voici un bref résume de quelques-uns d’entre eux ;
1khatibou layai : cet ouvrage traite de tout ce qui a trait formes du Savoir.

2 Mourchidoul askhan ala takhsili toubil abdane : cet ouvrage grandiose rédige en trois jours, traie de deux aspects : encyclopédie médicale et encyclopédie sociologique.
Pour ce qui a trait à la médecine, Cheikh Saad Bou y détermine les causes et les remèdes des maladies de l’homme, lesquels remèdes étant à base de minéraux (or, argent, fer,…). Faune et flore. D’autres part, il établit un traite sur la morphologie sociale, un domaine sociologique d’une importance capitale pour les tribus negro africaines singulièrement. En effet, y sont mises en évidence les conditions de procréation des races (choix des partenaires, quand et comment faire l’amour ?...) C’est après la disparition du grand maitre qu’on s’est rendu compte de la véracité de tous ses propos.

3 Inal mourada (la nostalgie du prophete), après que le prophète (PSL) lui eut demande par révélation de lui dédier un poème exceptionnel, Cheikh Saad Bouh fut inspire pendant qu’il faisait ses ablutions. Effectivement, après celles-ci, il dicta à un de ses secrétaires le contenu de cette œuvre qui force l’admiration. Il s’agit d’un poème en acrostiche. C’est à ce titre que le Grand Maitre dit que Inal Mourada sert de guide d’inspiration à tous les poèmes dédies à Mohammad (PSL)

4. Alsounatoul Nafisatou fi radi bayhatil Hadisati (démenti sur ma soumission) : Cheikh Saad Bouh priait quelques vendredis (à l’heure du Zohr) chez son frère Cheikh Ma El Ayine, au Maroc sans qu’on ne s’en rende compte dans son entourage . En effet chaque fois que Cheikh Saad Bouh sortait de sa tente pour préparer la prière du vendredi, il en profitait pour aller mystérieusement au Maroc d’où il revenait, dans les mêmes conditions qu’au départ, pour prier avec ses disciples. C’est au cours de ces prières au Maroc qu’un disciples de Cheikh Ma El Aynine habitant le Banka, près de Boutilimit, de retour dans cette région, y annonce que Cheikh Saad Bouh était le disciple de son maître pour qu’il gardait le troupeau . Et la nouvelle est vite répandue dans toute la Mauritanie. Cheikh Saad Bouh prit sa plume pour écrire l’ouvrage précité. C’est dans cet ouvrage qu’il retrace les faits saillants de sa vie tout en précisant qu’hormis son père, il n’avait point d’autre maître .
5 . Al adios : il est difficile de donner un titre exact à ce magnifique poème exceptionnel dédié à Mouhammad (PSL) du fait qu’il est segmenté en 32 parties portant chacune un titre : le soleil, la lumière, la lumière, la vie, etc. C’est dans ce poème que Cheikh Saad Bouh a trouvé des qualificatifs exceptionnels pour le Prophète (PSL) et qui a motivé le premier départ de Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie. Le grand fondateur du mouridisme était alors omnibulé par un seul objectif : contacter l’auteur de Al adiôs qui se trouvait en ce moment à Toueyzikt, alors inaccessible . Le saint de Touba profitera de ce séjour pour exploiter à Tin Douja (Boutilimit), chez Cheikh Sidiya, la bibliothèque qui C’est avec celle de toumbouctou au Mali, la plus riche en Afrique Occidentale. C’est aussi ce poème qui a fait pleurer Cheikh Ahmadou Bamba quand Cheikh Sidy Bouya, l’aîné de Cheikh Saad Bouh, envoyé par son père chez Khâdimou Rassoul, l’avait récité à son intention.
6.Nôrou sirât fi ilmil tasawwufi :(lumière sur le chemin menant au soufisme) : œuvre grandiose également de 666 vers. Le Grand Maître dit qu’elle sert de guide aux musulmans pour franchir Sirât, chemin menant au paradis
7. Al khawâtimou : Cheikh Saad Bouh y retrace, d’une manière exhaustive, la vie de tous les fils de Cheikh Mouhammad Fadel , avec rétrospection de leurs actes de dévotion, leur pouvoir spirituel et leurs dernières volontés .

8. Tahdjisoul bourkhâne fi alati cahami woudoukhâne
( l’utilisation du tabac: difficultés pour formaliser son interdiction.) . Son utilisation est toujours l’objet de maints commentaires des savants dont la plupart d’entre eux, comme le Grand Maître, ont argué de ses méfaits (destruction de la santé, incommodité de ses voisins, etc.) et opté pour son interdiction. Cependant on constata, à la surprise, qu’un jour, il vit fumer, Cheikh Sidaty à qui il ne dit rien . Interrogé sur son attitude passive, Cheikh Saad Bouh dit que si son fils ne fumait pas il ne pourrait être en rapport avec les gens. Cet état de fait s’est justifié lors du khalifat de Cheikh Sidaty qui voulut, étant le successeur de son père, se conformer à toutes ses recommandations. Il cessa alors de fumer . Et il arriva à ne plus reconnaître personne, même ses proches . Sa sœur Nafissatou, se rappelant ce qu’avait dit son père, contraignit Cheikh Sidaty à reprendre le tabac dont l’utilisation dimunie l’intensité de la lumière spirituelle.

9. Man bahoul irtidjât : Cheikh Saad Bouh y demande à Dieu de le dispenser des péchés non intentionnels.

10. Silâhoul maharik fi jawâbi Moulaye Mbarick ( réponse à Moulaye Mbarick à propos des armes de guerre) : après une discussion intervenue sur l’utilisation de ces armes, Moulaye Mbarick, non satisfait des réponses recues çà et là, demanda à Cheikh Saad Bouh ce qu’en dit la voie divine (sharia) ; les réponses que donne le Grand Cheikh, constitueront ce livre. => Suite

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